11 avril 2026
Grits Abroad réclame une réforme alors que des millions d’électeurs canadiens à l’étranger font face à des obstacles
Traduction française du communiqué publié en anglais.
Une voix a renversé une élection. Trois millions de Canadiens peinent encore à voter.
Lorsque la Cour suprême du Canada a renversé une élection partielle fédérale décidée par une seule voix, à cause d’un code postal mal inscrit sur un bulletin de vote postal envoyé de l’étranger, elle a révélé un écart démocratique plus large que Grits Abroad s’efforce de combler. Alors que le vote par anticipation et par la poste est en cours pour trois élections partielles en Ontario et au Québec le 13 avril, le groupe souligne les difficultés auxquelles les Canadiens à l’étranger font face lorsqu’ils veulent voter, ou même faire un don au parti ou au candidat de leur choix.
Grits Abroad estime qu’environ 2,9 millions d’électeurs admissibles vivent à l’extérieur du Canada. Lors de la dernière élection générale, Élections Canada a envoyé 101 690 trousses de vote aux électeurs à l’étranger. Seulement 57 440 ont été retournées à temps et comptées, soit un taux de participation d’environ 2 %. Lors de l’élection fédérale américaine de 2024, environ 11 % des Américains à l’étranger ont voté, selon le Federal Voting Assistance Program des États-Unis, soit environ six fois le taux canadien.
Selon le Dr Timothy Veale, directeur de Grits Abroad, les lacunes vont au-delà du vote. Les Canadiens sans adresse ou numéro de téléphone au Canada ne peuvent pas faire de dons aux partis ou aux candidats. « Il est malheureusement paradoxal qu’un citoyen puisse être “assez canadien pour voter, mais pas tout à fait assez canadien pour faire un don”. »
La Cour suprême du Canada a confirmé en 2019 que les Canadiens admissibles vivant à l’étranger ont le droit de vote. Pourtant, des processus d’inscription désuets, une faible connaissance de l’admissibilité et des règles restrictives en matière de dons en laissent encore beaucoup à l’écart.
Grits Abroad milite pour l’accès au vote de tous les Canadiens, peu importe le parti, pour des solutions aux problèmes de pension des retraités à l’étranger, pour des processus fiscaux et d’immigration équitables, et pour un véritable accueil des Canadiens qui rentrent au pays.
M. Veale voit la diaspora canadienne comme un réseau précieux qui peut aider le Canada à bâtir ses propres liens avec le reste du monde, et demande que les Canadiens à l’étranger soient pleinement inclus dans la vie démocratique. La distance ne diminue pas la citoyenneté, mais elle rend le vote plus difficile qu’il ne devrait l’être.
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